Historique de la revue

Origines

La Revue a été fondée, en 1932, par le Père J. Van Ooteghem pour offrir aux professeurs de langues anciennes un organe d’information et d’accompagnement pédagogique, au départ très ouvert à la « culture générale », notamment aux lettres françaises, dans la tradition des Essais Pédagogiques dont la revue prenait la relève. Depuis, le monde classique a été secoué : l’enseignement des langues anciennes a fortement régressé, beaucoup moins que la recherche dans le domaine classique, et d’autres ont repris le flambeau de l’information pédagogique. Il est donc tout naturel que nous recentrions nos intérêts plus systématiquement sur les travaux à caractère savant, sans perdre de vue, toutefois, la nécessité d’une information aussi large que possible.

Le nouveau projet éditorial (2002)

Il est désormais difficile, pour ne pas dire exclu, de réserver à la seule langue française, comme c’était la tradition, les pages d’un périodique scientifique. Aussi a-t-il été décidé de les ouvrir aux langues les plus couramment employées en nos études : anglais, italien, espagnol et allemand, le français restant bien entendu la langue de prédilection. Mais tout article en langue étrangère sera obligatoirement accompagné d’un résumé substantiel en français (d’une demi-page à une page).

En ce qui concerne le contenu des contributions le domaine des lettres classiques, entendu au sens large, reste nettement privilégié. Les travaux sur les littératures grecque et latine, en ce compris les textes à caractère scientifique, seront toujours reçus en priorité. L’élargissement aux auteurs grecs (byzantins notamment) et latins du Moyen Âge et de la Renaissance paraît également aller de soi, sauf pour ce qui a trait à la seule histoire des institutions. En revanche, les travaux sur la littérature française devront être consacrés avant tout à l’étude des survivances des auteurs grecs et latins utilisés comme sources ou modèles.

La revue ne comportera plus désormais de partie exclusivement réservée à la pédagogie, sans pour autant que soit abandonné le souci d’information. Nous espérons donc pouvoir publier régulièrement des articles de synthèse sur des recherches de pointe dans les domaines qui ne sont pas ceux de la pratique courante des philologues (en histoire économique et sociale, en droit romain, en histoire des sciences, en archéologie…). Dans le même esprit, il n’a pas été jugé opportun de réduire l’éventail, assez large, couvert par les recensions. On n’en privilégiera pas moins, de plus en plus, dans la partie qui était traditionnellement dénommée « culture générale », les domaines « Culture et tradition classiques » ainsi que « Philosophie et histoire des religions ». Les livres de portée générale sortant de ce cadre seront signalés en fin de fascicule, comme « Autres ouvrages reçus » sous l’appellation « Varia ».

De nouvelles règles éditoriales ont également été précisées : désormais tout article proposé sera soumis à un comité de lecture de trois spécialistes qui feront rapport (avis, remarques et suggestions) aux directeurs de la revue, lesquels en informeront les auteurs. Un certain délai doit donc être prévu entre l’envoi du texte et sa réception définitive.

La revue est doublée d’une « Collection d’Études Classiques », éditée conjointement et diffusée par les Éditions Peeters. Elle accueille des monographies ou les actes de réunions scientifiques, de même contenu que ceux de la Revue et dans les mêmes langues. Les auteurs ou organisateurs de colloques peuvent donc nous proposer leurs recherches ou leur collaboration, en sachant que les modalités de sélection sont comparables à celles des articles de la revue et que la volonté des directeurs de la collection est de contribuer au développement des « études classiques ».



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